A la Neylière (France) dans les Monts du Lyonnais - At la Neylière (France) near Lyons

Créé en 1971 par Patrick O'Reilly, prêtre mariste, ethnologue, et Claude Dessirier, artiste muséographe, il témoigne des contacts entre les missionnaires maristes et les peuples d'Océanie depuis le 19ème siècle. Il reflète la richesse et la variété des civilisations océaniennes. Nattes, sculptures, peintures déploient leurs représentations figuratives ou abstraites.

bienvenue

Seul, en groupe, en famille, parcourez ses quatre salles, présentant outils, instruments de musique, armes, bijoux, tissus, vêtements, monnaies, pirogues, masques, vues anciennes...

Presentation
Le Groupe d'Animation du Musée d'Océanie (G.A.M.O.) gère et anime ce lieu d'histoire avec les Pères maristes.
08-05-22

Nuit des Musées 2022 au Musée d'Océanie de La Neylière

La Nuit des Musées 2022 aura lieu le samedi 14 mai à partir de 19h. Elle a fait l'objet d'un travail commun entre les trois Musées voisins des Monts du Lyonnais.

Pour le Musée d'Océanie de La Neylière, le thème en est "Un voyage vers l'Océanie", à partir du bateau de la salle 3 et de la carte-lettre du Père Garin, missionnaire mariste parti de Londres le 8 décembre 1840. Sa fine écriture a été déchiffrée par Philippe Schneider. La lecture d'extraits de ce texte est mise en valeur par une bande son avec bruitages et passages musicaux.

"Cette lettre indique son départ de Londres le 8 décembre 1840 dans le vaisseau de commerce Marie Gray avec trois autres missionnaires (MM. Bonjeau, Séon et Rozet) et dix ouvriers de différentes espèces tels tisserands, cordonniers, forgerons, charpentiers, jardiniers, agriculteurs, architectes etc.) et son arrivée à la Nouvelle Zélande le 14 juin 1841 après une traversée heureuse de 5 mois et demi avec séjour d'une huitaine au cap de Bonne Espérance et de trois semaines à Sidney et un trajet de 7525 lieues en contournant les côtes de France, d'Espagne, d'Afrique et de la Ne Hollande jusqu'aux antipodes de St-Rambert.

Cette lettre donne le détail exact de son voyage. La route est indiquée depuis Londres jusqu'à la Nouvelle Zélande par des lignes ponctuées ainsi qu'il suit : ...... Chaque point fait une journée et vis-à-vis de chaque point se trouve la note de ce qui s'est passé..."

La carte-lettre du P. Garin



28-04-22

L'exposition "Miroir des Mondes" d'Isabelle Stauron-Tutugoro à Saint-Martin-en-Haut (Rhône)


Images Isabelle Stauron-Tutugoro - Monts du Lyonnais Tourisme

Autres images.

Isabelle STARON-TUTUGORO venue de Nouvelle-Calédonie nous invite à un grand voyage vers les îles du Pacifique-Sud.
Vernissage : Samedi 30 Avril 2022 à 16h.
Place de l'église, 69850 Saint-Martin-en-Haut
Présence régulière de l'artiste.

Visites guidées :
  • Samedi 7 Mai à 10h30
  • Dimanche 8 Mai à 16h
  • Samedi 21 Mai à 10h30


  • Visite enfants :
  • Mercredi 11 Mai à 14h30


  • Visites possibles sur RDV.
    Visites scolaires sur RDV.

    Renseignements et RDV au 07.66.75.09.45 ou au 07.69.99.10.39, merci.

    Cette exposition devait vous être présentée en avril 2020... Mais quelques semaines auparavant, un bouleversement mondial venait changer le cours de nos vies...

    Isabelle STARON-TUTUGORO connaît bien le musée de La Neylière dont elle est une fidèle amie. Ces deux années vécues avec l'épidémie l'ont marquée personnellement, comme nombre d'entre nous, mais d'une manière qui vaut la peine d'être racontée, comme elle le fait sur le site de l'office du tourisme des Monts du Lyonnais. Jusqu'à sa découverte de la botanique, et d'une nouvelle forme d'expression artistique à travers les plantes et la nature. Voir ici la suite de son récit.

    31-12-21

    Les cinquante ans de l'inauguration du Musée d'Océanie à la Neylière

    Pour commémorer cet anniversaire, Philippe Schneider a redécouvert cette lettre de Patrick O'Reilly sm, l'un des initiateurs du projet, qui en racocnte la préhistoire et la réalisation. Elle est datée du 8 mai 1971 et constitue par elle-même un document remarquable.

    Ce Musée a été organisé pour tenter le sauvetage des objets provenant de nos missions du Pacifique, objets qui tous avaient été recueillis sur place et amenés en France par des missionnaires, souvent au prix de gros efforts. Chacun d'eux représentait donc, outre son intérêt propre et sa valeur particulière, le choix d'un missionnaire et se trouvait chargé d'un témoignage.

    À leur arrivée en France, ces objets avaient été considérés comme porteurs d'un message. Ils témoignaient à leur manière de l'action apostolique des Maristes en Océanie. Un certain nombre, armes, plats à kava, tapa, nattes trouvèrent place dans les galeries de curiosités ou d'histoire naturelle qui avaient été installés dans quelques uns de nos collèges, Senlis, La Seyne, Saint-Chamond, Riom. D'autres hantaient les parloirs des résidences, pendaient dans d'obscurs couloirs ou étaient tombés dans l'abandon des greniers ou des caves.

    Depuis mon entrée dans la Société de Marie à la fin de la première guerre mondiale, j'ai vu, dans la province de Paris, une partie de ces objets utilisés par les pères chargés de la sauvegarde missionnaire : Louis de Rouvray et Jean Claude Thoral. Dans les années 20 et 30 de ce siècle, sous l'instigation, à Rome, du R. P. Louis Dubois, grand ami de l'Océanie et son organisation, la Société participe à des expositions missionnaires itinérantes patronnées par la Propagation de la Foi. Toutes les congrégations missionnaires y ont délégué quelques représentants dynamiques. Il s'agit d'une sorte de cirque ambulant. Chacun, dans les grandes caisses conçues pour les déplacements ferroviaires, promène des stands garnis d'objets curieux, ses livres, ses films, ses diaporamas, ses toiles de fonds peints. L'Exposition coloniale de Vincennes, en 1931, culmine l'époque et lui donne le ton.

    Objets de montre ou réserves, armes, tapas et nattes sont entreposés d'abord au 104 de la rue de Vaugirard où le père Plazenet concède d'assez mauvaise grâce le plus obscur des parloirs donnant sur la cour intérieure de la maison. Après la construction du nouveau 104, en 1934-35, le père Thoral se voit contraint de déménager ce que l'on nomme alors irrespectueusement son "bric à brac" ou le "fourbi Thoral" pour l'installer dans le rez-de-chaussée de la maison sise au fond du jardinet du 6 de la rue de Bagneux (*). Le "fourbi océanien" connait là quelques années au large. La guerre survint et des réserves de vivres et de pommes de terre plus ou moins clandestines vinrent peu à peu repousser, écraser et contraindre à une portion de plus en plus congrue ces malheureux objets d'Océanie. Plus d'expositions missionnaires.. Victimes de l'occupation allemande, ces retraités, faute d'emploi connurent des jours difficiles : l'abandon, l'humidité. L'abandon. et peut-être même, faut-il l'avouer.. le pillage.

    Après la cassure de la seconde guerre mondiale, l'intérêt se tourna à nouveau vers les missions. À Paris, se crée Missions des Iles qui prend la relève des Annales de la Société et qu'animeront les Pères O'Reilly, Nicolas Gautier et Michel Desvignes. On a pignon sur rue dans une boutique prêtée par la Réunion des Etudiants au 108 de la rue de Vaugirard. On organise des Expositins avec le concours des Dessirier, amis décorateurs. Celle sur « la lèpre » sera reprise ailleurs en France, à Besançon, à Dôle, à Mende, à Riom comme en témoignent les premières pages de ce Livre d'or. On participe à l'effort missionnaire, on donne des conférences. On pourvoit de matériel cinématographique et parfois de voiture les missionnaires de passage en France et qui désirent utiliser leurs "vacances" en France. Il y aura une période Barbault, une période Monnier, une période Berger (**). Le fonds d'objets océaniens est à nouveau en circulation, le père O'Reilly y ayant joint des pièces rapportées de Bougainville, de ses voyages en Océanie, d'achats ou de dons locaux.

    En 1967, lors de la naissance de la revue Peuples du monde où le Père Charles Sureau vient occuper la place des Maristes, Missions des Iles disparait. Le P. Desvignes à Paris avait cependant le pavillon haut avec des expositions missionnaires, des publications, des films et des disques, utilisant particulièrement des missionnaires en congé, les PP. Linossier, Laval, Tavernier, Gidrol, Olivier, Jaupitre, des prêtres indigènes océaniens, les PP. Sagato, Leymang ou Bernard. Lors de la nomination du P. Desvignes à La Neylière, en 1965, malgré ses activités missionnaires personnelles, Missions des Iles tombe en sommeil.

    Et un beau jour, par la grâce d'un supérieur du 104 qui avait besoin de locaux, tous les objets océaniens et tout le matériel missionnaire entreposés au 104 se voient assez brutalement précipités par des mains serviles dans les plus mauvaises caves du 104. Les fragiles masques hébridais et tant d'autres objets délicats sont empilés à la va vite, comme je te pousse et en voient de dures. Dernière escale sans doute avant les poubelles, où l'on découvre en allant le matin célébrer sa messe au couvent voisin, d'anciennes massettes calédoniennes ou des battoirs à tapa en train de découvrir l'asphalte de la rue de Vaugirard.

    De cet abandon sauvage naquit le sursaut qui devait aboutir à ce Musée d'Océanie. Nos amis Dessirier, ayant un jour eu l'occasion de jeter un cou d'oeil dans cette cave, en remontant disaient: "Vous autres Maristes, vous n'avez pas le droit de laisser périr ça ! C'est un crime et c'est un scandale. Il faut faire quelque chose. Pour vous, pour les missions, pour l'art océanien". On en parla au P. Desvignes. Il rentra aussitôt dans le jeu. "Peut-être qu'à La Neylière - dont il était alors le supérieur- qu'il modernisait, on pourrait trouver quelque coin". L'idée fit rapidement son chemin. Le feu vert de la part des provinciaux de Paris et de Lyon est donné en juillet - août 1967. Une note concernant la récolte des objets et le projet d'un Musée Missionnaire Mariste apparait dans les Documents sm (n°36) en janvier 1968. Le 18 novembre précédent, une dizaine de pères et sours intéressés par les missions se sont réunis à La Neylière avec M. Dessirier et l'architecte lyonnais Lavenu, on étudie le projet. Et on décide de consacrer au Musée d'Océanie, au rez-de-chaussée de La Neylière cinq pièces, soit environ 200 m² ; à savoir la chapelle dite des reliques dont le père J. Coste consulté ne pense pas qu'elle soit, dans son état actuel, de l'époque du P. Colin, le salon dit de la Vierge, le passage vouté, la pièce dite de Saint Joseph, au nord appuyée à la tour ancienne, enfin l'actuel "foyer des novices" installé au temps du père Guichard.

    René Dessirier présente cette année-là une maquette et des plans. Et le Père Desvignes exécute son tour de France en ramassant dans les différentes maisons de Paris et Lyon ce qui pouvait encore demeurer ça et là de "souvenirs" océaniens. Sainte Foy, où les scholastiques avaient en leur temps rêvé d'un musée et recueilli quelques pièces, les abandonne. Plusieurs centaines d'objets viennent ainsi trouver leurs invalides à La Neylière où on les entrepose dans le premier étage alors abandonné, au bâtiment de la ferme, au-dessus de la buanderie, de la menuiserie et de l'orangerie. L'hiver de 1968 et au printemps de 1969, plusieurs réunions se tiennent à La Neylière où le P. Desvignes fait exécuter les grosses transformations : maçonnerie, planchers, électricité, chauffage, pendant que l'entreprise Giraud de Pomeys, dont les ateliers de menuiserie sont à moins de 300 m de La Neylière, monte les vitres établies selon les plans de René Dessirier.

    En juin - juillet 1969, les deux ménages Dessirier -les parents- et les enfants passent trois bonnes semaines à La Neylière et installent les deux premières salles. Dans la même lancée, en quelques jours, on imagine et fabrique le "bateau". Quelques week-ends de travail, l'hiver 1969 ou au printemps suivant, le vitrail. Puis l'entrée extérieure et la dernière salle, avec l'imprimerie, sont installées. Le dernier coup demande encore une dizaine de jours. Les appareils audio-visuels de l'entrée donnent un peu de tablature à Claude Dessirier. Le Musée était pratiquement installé et achevé le dimanche 19 juillet 1970 à 14h30 et la communauté  (illisible) à une inauguration non officielle et familière. La presse locale avait été conviée. D'où quelques articles sur le Musée d'Océanie de La Neylière à cette époque. Depuis lors, des prospectus ont été tirés et diffusés et le P. Chambon a préparé, avec minutie, une inauguration qui doit avoir lieu le lendemain en présence du TRP Dumortier et de M. Roch Pidjot, député de la Nouvelle Calédonie.

    La Neylière, samedi 8 mai 1971

    Patrick O'Reilly sm

    (*) Devenue rue Jean-Ferrandi après la guerre (**) Il faut sans doute lire Zerger, du nom de Jean Zerger, un missionnaire qui a sillonné la France, décédé en 1977

    Suivent des milliers de signatures, visiteurs du 9 mai 1971 et après : les Océaniens venus danser sur un podium dressé dans le parc sud, un haut représentant de Nouvelle Calédonie, le conservateur du musée Gauguin de Papeete, des Maristes en grand nombre, René et Claude Dessirier, architectes du Musée, un architecte urbaniste de Nouméa, des journalistes locaux, des admirateurs en famille, le curé de Saint-Symphorien, des élus locaux, le dirigeant de l'entreprise Giraud de Pomeys, etc.

    Transcription et montage pour le GAMO, Philippe Schneider (Groupe d'Animation du Musée d'Océanie), 30 /11 /2021

    30-12-21

    Des monts d'Auvergne au caillou du Pacifique, le Musée d'Océanie collabore au tournage d'un film

    Tel est le titre du film imaginé par Serge Tomasini, auteur réalisateur, et produit par Mary Byrne de Mayday production. Le tournage de ce récit historique avec des figurants représentant Mgr Douarre et six Maristes auvergnats partis pour l'Océanie en 1842 s'est déroulé sur trois sites.

    1-La Neylière, où les Pères et Frères Maristes, dont trois sont originaires d'Issac la Tourette, en Auvergne, se préparent à leur mission en Océanie.

    2-Le vieux port à Marseille où ils vont embarquer à bord d'une goélette. L'Uranie partira en fait de Toulon le 3 mai 1842. Après une escale aux Marquises en octobre 1843, le groupe monte à bord du Bucéphale, une gabarre qui transportera les missionnaires vers Tonga, puis Wallis, et enfin Futuna (peu après le martyre du Père Pierre Chanel).

    3-La Nouvelle-Calédonie. Guillaume Douarre : "Notre gabarre file sur une mer calme, d'île en île, sans escale, en direction de la Nouvelle-Calédonie. Ce 19 décembre 1843 au matin, nos regards se portent sur les montagnes, semblables aux Monts d'Auvergne.C'est notre terre promise, notre inconnu".
    "Nous mettons le cap au nord".
    "Je décide d'établir la mission ici à Balade".

    Mais la vie se révèle très difficile dans ce coin d'Océanie : climat, manque de nourriture, pillages. et notre évêque mourra d'une maladie pulmonaire le 27 avril 1853.

    Ce sera grâce à Monseigneur Douarre que la Nouvelle-Calédonie deviendra française.

    La vie difficile des campagnes d'Auvergne avait attiré les compagnons de Mgr Douarre sur les rives du Pacifique, que l'on imaginait paradisiaques. Mais les Auvergnats y ont trouvé un peuple qui avait les mêmes difficultés à survivre.

    Les Kanak ont été surpris par la persévérance, l'opiniâtreté et le courage de ces quelques Auvergnats qui n'ont jamais présenté une arme et ont toujours pardonné.

    C'est une page mémorable de l'histoire du peuple calédonien.

    MTh


    23-12-21

    Bonne fête de Noël et à l'année prochaine !

    Avec les habitants de l'Océanie, représentés par les armoiries d'Etats où les Pères maristes ont été envoyés en mission, le Groupe d'Animation du Musée d'Océanie à La Neylière vous présente ses voeux chaleureux pour la fête de Noël 2021 et la Nouvelle Année 2022.



    15-09-21

    Les Journées du Patrimoine 2021 au Musée de l'Océanie à La Neylière

    Le thème,repris de l'année 2020, est "La Maison de La Neylière, du XVIème siècle à aujourd'hui". Voici les dernères précisions sur le programme de ces journées, avec visites guidées du Musée d'Océanie, de l'Espace Colin ainsi que de l'Oratoire et sa fresque.

    Les visiteurs devront présenter un pass sanitaire à leur arrivée, vérifié à l'accueil vers la grande salle.

    Les visites se feront le samedi et le dimanche par groupes de 15 personnes, départs à 14h30, 15h30 et 16h30. Durée, environ 1 heure 30.

    Le parcours:
  • Accueil à l'entrée extérieure de la grande salle. En cas de grande affluence, de petits groupes avec un accompagnateur seront formés.
  • 1) La grande salle, Présentation et évolution de La Neylière du XVIème au XIXème siècle puis déplacement vers l'extérieur jusqu'à la ferme.
  • 2) Vers la chapelle, présentation des vitraux.
  • 3) L'Oratoire, commentaire de la fresque.
  • 4) Découverte du Musée (noter le "chambranle" calédonien).
  • 5) L'espace Colin. Découverte avec les Pères maristes de la communauté.

  • Sous le cloître est prévu un point de vente de cartes postales et de livres ou livrets sur La Neylière.

    Les visiteurs en fin de parcours pourront aussi partager le verre de l'amitié.

    06-08-21

    Les cinquante ans du Musée de l'Océanie à La Neylière

    Voici une lettre envoyée de la maison mariste du 108, rue de Vaugirard à Paris par le P. Patrick O'Reilly aux architectes Claude et René Dessirier.

    30 avril 1967.

    Nous avons passé la matinée, avec le père Michel Desvignes, à charger vers la Neylière tous les objets missionnaires des caves du 108. Dans l'admiration du travail qui avait été fait par la famille Dessirier, cet hiver, pour mettre en ordre et classer. Une voiture est chargée. Le père Desvignes prend la route demain matin. Les premiers objets du Musée missionnaire seront alors en place. Le problème sera de faire un choix et de faire "dire quelque chose" à ce choix. Je confie à votre génie personnel ce problème difficile et capital. Il n'est pas question de réaliser un Musée de l'homme au petit pied. Il faut que vous nous trouviez une formule qui fasse choc, rendant ces objets inertes porteurs d'un message, d'une idée ; il faut qu'ils soient pour les visiteurs la réalisation, la visualisation d'un autre monde qui fut ancien et dont on montrerait la christianisation (...). Par des images à organiser. Pensez-y dans vos promenades de vacances. Ce doit être la grande pensée "desirio-orelienne" de 1968.

    Quelques années passent,1968, 1969,1970. Tri, immatriculation des objets, listing, photos.

    1971, au mois de mai, à La Neylière

    Se pressent dans le parc les élus locaux, maires des communes voisines, ceux du département dont le président du Conseil général, Benoit Carteron, de nombreux pères maristes.

    Sur un podium, les invités ont pu voir évoluer des Océaniens de passage en métropole.

    Le musée d'Océanie aura ses timbres postaux, ses dépliants publicitaires, ses insertions dans les guides touristiques.

    Voici le plan du musée situé dans la tour ouest du bâtiment principal, tel qu'il est dressé par les PP. Desvignes et O'Reilly.

    Durant de nombreuses années, Patrick O'Reilly est secrétaire de la Société des Océanistes, à Paris. Il a fait le lien depuis Paris avec les missionnaires maristes d'Océanie occidentale, Salomons, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu (à l'époque Nouvelles Hébrides), Samoa, Fidji, Tonga, Wallis et Futuna, jusqu'à son décès en 1988.

    Voici l'avis d'un Océaniste sur ce musée de La Neylière :

    Au musée, salle 1, figure toujours ce dessin réalisé par Chantal Dessirier, belle-fille de l'architecte du Musée d'Océanie, René Dessirier, qui porte la dédicace : "Avec toute l'admiration et l'estime que je porte au Père O'Reilly".

    La Neylière doit aussi à Chantal Dessirier la peinture murale d'inspiration néo-calédonienne, de 1971, qui couvre tout le mur ouest de l'oratoire.

    La réalisation de ce musée ne s'est pas faite sans d'innombrables difficultés dont le journal du père parle un peu. En 2021, le musée va son chemin, confié à des laïcs ; ils avaient repris la gestion laissée par le P. Alexandre Rodet à son départ de La Neylière.

    Philippe Schneider, juillet 2021
    pour le Groupe d'animation du Musée d'Océanie (GAMO)


    05-08-21

    Le Musée de l'Océanie à La Neylière participe aux Journées du Patrimoine 2021

    Le GAMO proposera, comme en 2020, une "Découverte de La Neylière", formule qui avait été appréciée:
  • Une présentation de l'histoire de La Neylière dans la grande salle, avec un diaporama sur l'évolution de l'architecture au fil du temps (armorial, plans...), par Philippe Schneider, auteur d'une brochure sur l'histoire de cette maison. Il fera ensuite découvrir l'escalier, la façade sud (tour, cadran solaire, parc) et la ferme.
  • La grande chapelle et ses vitraux, oeuvres de Raphaël Lardeur.
  • L'oratoire, la fresque (peinture murale) et le tombeau du père Colin.
  • Le musée d'Océanie, en particulier la salle 1 où l'accent sera mis sur le parallèle entre le chambranle kanak et la représentation des personnages de la fresque de l'oratoire.
  • L'espace Colin, la chambre du père Colin et la partie musée.

  • Les visites seront gratuites. Elles seront proposées

    le samedi 18 septembre et le dimanche 19 septembre
    aux horaires suivants : 14H30 / 15H30 / 16H30

    Il est prudent de prendre contact avec la Neylière à l'avance, 04 78 48 40 30, contact@musee-oceanie.fr et www.neyliere.fr.

    On peut trouver sur le site du ministère de la Culture un aperçu des événements qui auront lieu au cours de ces journées.

    24-05-21

    Réouverture du Musée de l'Océanie à La Neylière

    A la suite de la levée d'un certain nombre de mesures sanitaires liées à l'épidémie, le Musée de l'Océanie annonce sa réouverture pour le


    dimanche 9 juin 2021,


    dans les conditions habituelles, le dimanche à 15 h ou sur rendez-vous. Il est prudent de prendre contact avec la Neylière à l'avance, 04 78 48 40 30, contact@musee-oceanie.fr et www.neyliere.fr.

    24-03-21

    Lettres de Samoa du Père Léon Gavet, mariste

    Deux cents lettres de Léon Gavet, père mariste aux îles Samoa de 1858 à 1909, ont été retrouvées par Mireille Dodart de l'Hermuzière, sa parente, dans sa vieille demeure familiale de l'Ardèche. Elle publie cette riche correspondance inédite aux éditions du Volcan. L'ouvrage est préfacé par Serge Tcherkézoff, anthropologue, chercheur spécialiste de l'Océanie.

    Cette photo provient des archives du GAMO. Voir ici la présentation détaillée du livre, soulignant la qualité humaine d'un témoignage de croyant et d'ami de la population samoane, et la richesse documentaire qu'il contient. Avec une brève biographie de l'éditrice et une liste de publications de Serge Tcherkézoff en rapport avec ce moment de l'histoire d'Océanie.

    08-01-21

    Le GAMO vous souhaite une bonne nouvelle année

    Les membres du Groupe d'Animation du Musée d'Océanie vous présentent leurs voeux sincères de bonne et heureuse année pour 2021. Qu'à l'image de cette Vierge des Maoris au visage si serein vous puissiez vivre cette nouvelle année dans la paix et la sérénité.

    Cette photo retrouvée récemment par Paul Ronzon date des années 1950. Elle fait partie des "images de la propagation de la Foi" qui étaient proposées aux fidèles, les encourageant à faire des offrandes pour les missions. Les dons ont été redistribués entre autres en Océanie.





    08/05/2022
    Edité par le Gamo, Domaine de La Neylière, 828 route de La Neylière, F-69590 Pomeys (France)

    Mentions Légales
    Site www.musee-oceanie.fr - Courriel contact@musee-oceanie.fr